L'engagement du botanographe
Le saisissement

travers l'ensemble de mon activité en Art-botanographieje cherche à créer le saisissement pour redonner du sens et de l'importance aux plantes.  


Ce parti pris nécessite un engagement total - éthique, esthétique, écologique... -, en profond respect avec les êtres vivants.
Il implique ainsi :

... de chercher, imaginer, transformer, observer, modeler, guider, une  matière végétale vivante, pour en révéler son essence...

... de faire appel régulièrement à des spécialités complémentaires, des humains, pour avoir une vision globale d'une plante dans ses multiples dimensions : botanique, biologique, historique, symbolique, génétique, agronomique, etc.

... de cultiver, utiliser, déplacer et exhiber un organisme vivant  végétal tout en respectant ses cycles de vie (naissance, croissance, déclin, renaissance...)
... de considérer son biotope avant étude et intervention en pleine terre et de dynamiser, fertiliser et amender  le plus naturellement le sol en amont des cultures souhaitées.  

... de ré-équilibrer les écosystèmes en s'inspirant de la nature, de son mouvement, de ses dynamiques...

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UNE REFLEXION...

De quelle manière peux-on re-dynamiser la planète sur laquelle nous vivons et dont nous avons en grande partie épuisé les ressources?  Comment partager les connaissances du vivant et r-éveiller les consciences sur les bienfaits du végétal ?
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L'oeil du Botanographe...
La photographie dédiée au végétal

L'oeil représente mon travail photographique.
Celui-ci s'est imposé au fil du temps afin de suivre l'évolution de mes propres installations et d'apporter une mémoire visuelle d'un paysage, d'un pays, d'une éclosion, d'un arbre, d'une scène spectaculaire...

Je m'intéresse aux arbres, aux jardins, aux paysages, à chaque organe d'une plante, parfois à  l'humain et aux esprits de la forêt, mais surtout à l'ensemble du mystère végétal. 
Je travaille en numérique plein format et en argentique moyen format (6X4,5"). La richesse de ces deux pratiques et procédés technologiques m'offre un éventail de ressources dans les rendus, les couleurs, les textures...

Pour chaque projet photographique, je reviens irrégulièrement sur des lieux de prises de vue, en lien avec les saisons, les qualités de lumières naturelles, la météo...

Je re-découvre alors le paysage. Parfois l'arbre a disparu. L'humain a considéré pour diverses raisons - mesures sécuritaires, maladies, sénescence...-, qu'il fallait le supprimer.
Mon exploration du végétal devient alors mémoire consciente de ce qui a été...
... Le vivant se dérobe sous nos pieds.

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La photographie est cet oeil qui permet visuellement de magnifier un être végétal et d'en offrir  l'anamnèse.
                                             C'est une force d'expression précieuse.

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Le regard du Botanographe
Arbres & forêts

Pendant des siècles les scientifiques ont privilégié des études sur les comportements des animaux au détriment du végétal pourtant à l'origine de la vie terrestre.
Le végétal fait-il peur ? Son mode de vie, ses caractéristiques, ses formes sont-elles trop éloignées de l'humain pour que l'humain délaisse ces êtres vivants certes mystérieux mais si fascinants?
Aujourd'hui de nombreuses études parviennent au grand public grâce à des pionniers qui défendent les arbres et les forêts depuis des décennies et dont les découvertes font place à de nouveaux schémas d'évolution : entraides et symbioses, échanges d'informations gazeux,  intelligence des plantes, communications racinaires et foliaires,  etc.

ux prémices de ces découvertes, les crises à répétition - sanitaires, économiques, naturelles -, questionnent nos pratiques forestières, mais aussi agricoles...  toutes fondées sur le profit et la libre concurrence.
Les saccages du vivant végétal - déforestations, pollutions, pillage de ressources limitées... -, engendrées par l'humain accentuent les bouleversements climatiques (sécheresses, inondations, incendies...). Les gestions purement économiques des forêts - choix de coupes rases et destructions massives pour replanter des forêts artificielles en monoculture -, révèlent les failles dans lesquelles l'humain s'engouffre depuis déjà de nombreuses décennies.      

Le déni écologique est une réalité.
Au-delà de toute nécessité de santé publique et collective, l'époque covid-19 dévoile de manière spectaculaire cette
économie de marché génératrice de déséquilibres profonds au mépris du vivant - végétal, animal, humain confondus -.

À l'image des milliards de virus et de bactéries qui nous entourent et avec lesquels nous partageons l'espace (intérieur-extérieur), seul le vivant abordé de manière trans-disciplinaire peut offrir à l'humain bonheur, stabilité, paix, solidarité, avenir...


« Nous ne sommes jamais assez tristes pour que le monde soit meilleur  »  
       Elias Canetti

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UNE REFLEXION...
Dans ce contexte inquiétant, avec une planète malmenée par l'humain, comment protéger les forêts, transformer nos modes de vie humains et proposer un modèle économique au service du vivant ? 
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Il est nécessairement utile de rappeler à l'humain que face aux dérèglements climatiques, les arbres sont naturellement capables :
♦  de dynamiser et fertiliser les sols
♦  de stocker le carbone (responsable des effets de serre)
♦ de produire de l'eau (sol et vapeur d'eau dans l'atmosphère)
♦  de décontaminer certains polluants
♦  de fournir oxygène et nourriture aux humains


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UNE REFLEXION...
De quelle manière faire prendre conscience à l'humain/animal, homo-sapiens* dont les origines sont récentes contrairement au végétal, que les arbres et les forêts sont une des clefs de sa survie ?   
* Homo-sapiens ≅ 300 000 ans / Végétal ≅ 430  millions d'années
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 Éveiller l'humain... 

FOUGERE NID DOISEAU1 05092018 SENS89 Lucas DAVID
 
L'ensemble des  travaux artistiques de Lucas David illustrent un concept majeur, la Botanique Poétique.


Ce concept a pour  ambition de montrer les capacités extraordinaires du vivant végétal pour mieux éveiller l'humain à la nature et révéler la poésie des plantes.


Qu'est-ce que les arbres et les forêts nous apprennent et de quelle manière l'humain peut-il s'en inspirer ? 


Sensibles  et non-violents, l
es arbres sont un patrimoine commun à toute l’humanité. Ils sont riches d'une histoire ancienne et d'un espace-temps extrêmement  différent de l'humain.  
Majestueux, imposants,  silencieux, solidaires, les arbres sont fascinants. 


Isolés ou regroupés en forêt, leurs capacités  de résilience, de transformation et de mouvement particuliers en font des êtres vivants absolument remarquables.